Association Paléontologique
de Villers-sur-Mer
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Activités - Best of 2014

20h : Réunion mensuelle avec un exposé d’Olivier Dugué (Directeur du Département des Sciences de la Terre, Université de Caen) : « Histoire géologique de la Normandie ou comment parcourir 2 milliards d’années en 1 heure ». Suivie d'un buffet-dîner (inscription demandée).

Le 22/11/2014
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Salle Bagot (au bout de la rue Comtesse de Béarn)

Soirée réservée aux adhérents et invités spéciaux :

·         1ère  partie : Vie de l`association, échos scientifiques

·         2e   partie :   Exposé de exposé d’Olivier Dugué sur «Histoire géologique de la Normandie  ou  comment parcourir 2 milliards d’années en 1 heure» 

·          3e partie : Buffet-dîner

Olivier Dugué résume son exposé comme suit :

La Normandie est terre de richesses géologiques fruits d’une longue histoire géologique commencée il y a  plus de 2 milliards d’années.

Telle une saga, il est possible d’y retrouver la trace de plusieurs chaînes de montagnes dont les reliefs n’avaient rien à envier à ceux de l’Himalaya d’aujourd’hui. À plusieurs reprises, la Normandie est recouverte sous des eaux marines apportant des faunes maintenant fossilisées et des sédiments qui seront exploités plus tard comme pierres de construction. Au contraire vers 65 millions d’années, la Normandie émerge, sous un climat tropical qui se refroidit progressivement pour aboutir aux glaciations quaternaires.

L’Angleterre et la Normandie sont séparées par un vaste fleuve drainant le Rhin et la Seine et se jetant dans l’océan Atlantique, avant le retour de la mer, en Manche, vers 9 000 ans.


18h : Conférence d'Eric Buffetaut (CNRS/ENS, Paris) : « Les dinosaures sont-ils un échec de l’évolution ? » au Cinéma du Casino de Villers sur mer

Le 30/08/2014
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Conférence d’Eric Buffetaut

 

 

Samedi 30  août 2014 à 18h au Cinéma du Casino de Villers-sur-Mer

 

 

Le terme « dinosaure » est rarement utilisé comme un compliment, qu'on l'applique à un politicien sur le retour ou à une industrie en perte de vitesse.

 

Cette connotation négative a un point de départ scientifique : bon nombre de paléontologues du XXe siècle ont considéré les dinosaures comme un « échec de l'évolution », un groupe d'animaux s'étant développé dans des directions menant inexorablement à l'extinction. On a cherché dans leur gigantisme et dans leur aspect étrange des indices d'une inadaptabilité qui leur aurait été fatale, les empêchant de s'adapter aux moindres modifications de leur milieu. Cette conception des dinosaures est encore assez répandue dans le grand public, mais elle n'est plus admise par les paléontologues.

 

Les dinosaures sont aujourd'hui considérés comme un groupe zoologique qui connut un grand et long succès évolutif, avant de disparaître victime d'une catastrophe imprévisible. Qui plus est, il est désormais clair qu'ils n'ont pas réellement disparu sans descendance puisque les oiseaux sont les descendants directs de certains petits dinosaures carnivores.

 

Cette conférence retrace l'évolution des idées au sujet de la signification évolutive des dinosaures, pour montrer combien l'idée d'un « échec de l'évolution » est sans fondement.

 

Eric Buffetaut est Directeur de Recherche au CNRS     et travaille au Laboratoire de Géologie de l’Ecole Normale Supérieure à Paris. Ses thèmes de recherche principaux sont les oiseaux fossiles, les dinosaures, les ptérosaures, ainsi que l’histoire de la paléontologie.

 

Il est l’auteur de nombreux articles scientifiques ainsi que d’ouvrages destinés au grand public, dont le dernier en date est A quoi servent les dinosaures ? (Editions du Pommier, 2013).

 

         

         

 


18h : Conférence d’Arnaud Hurel (IPH/MNHN, Paris): "La découverte du premier "homme préhistorique" ou l'affaire de Moulin Quignon (1863) - Les confidences d'une mâchoire" au Cinéma du Casino de Villers sur mer

Le 02/08/2014

La découverte du premier "homme préhistorique"
ou l'affaire de Moulin Quignon (1863).
Les confidences d'une mâchoire

Conférence d’Arnaud Hurel
Ingénieur de recherche au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN, Paris)

Samedi 2 août 2014 à 18h au Cinéma du Casino de Villers-sur-Mer

En 1863, la préhistoire est encore une science jeune et en plein développement. Cette année-là, Jacques Boucher de Perthes met au jour une mandibule possiblement humaine dans un niveau archéologique profond de la carrière de Moulin-Quignon à Abbeville.

La découverte de la mâchoire de Moulin-Quignon est alors la première découverte des restes osseux de l’homme fossile qui aurait été l’artisan des industries antédiluviennes des terrasses de la Somme. Elle devait parachever la démonstration de la haute antiquité de l’Homme consacrée en 1859 à Amiens.
Pourtant, cette fois, la commission scientifique internationale chargée de l’étude du site et des pièces va arriver à des conclusions diamétralement opposées. Savants français et britanniques s’opposent pendant plusieurs mois. Les Anglais contestent l’antiquité de la mâchoire et des artefacts et soupçonnent une supercherie menée par les ouvriers de la carrière. Les doutes l’emportant, le gisement et ossements fossiles sont disqualifiés aux yeux d’une partie de la communauté scientifique. La presse grand public et la littérature s’emparent de l’affaire et tournent en dérision la rivalité franco-anglaise.

Tombée dans l’oubli depuis 150 ans, la mâchoire de Moulin Quignon est l’objet depuis 2012 d’une nouvelle étude menée par des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle.

Arnaud Hurel est historien (docteur en histoire contemporaine), ingénieur de recherche au département de préhistoire du Muséum national d’Histoire naturelle (UMR 7194). Ses travaux portent sur l’histoire des sciences aux XIXe et XXe siècles, et spécialement les sciences préhistoriques, dans une perspective sociale, institutionnelle, patrimoniale, politique et juridique.

Il est l’auteur d'articles scientifiques et de plusieurs livres, dont récemment L’abbé Breuil. Un préhistorien dans le siècle (CNRS éditions, 2011) et, en collaboration avec Noël Coye, Dans l’épaisseur du temps. Archéologues et géologues inventent la préhistoire (Publications scientifiques du Muséum, 2011).

Arnaud Hurel est par ailleurs vice-président de la section d’histoire des sciences du Comité des travaux   historiques et scientifiques (CTHS).


18h : Conférence au cinéma du casino Jérôme Tabouelle : « Le Crétacé normand »

Le 05/07/2014

Le Crétacé normand

Conférence de Jérôme Tabouelle

docteur en géologie, attaché de conservation au Muséum d’Elbeuf

 

Samedi 5 juillet 2014 à 18h au Cinéma du Casino de Villers-sur-Mer

La Haute-Normandie offre l'intérêt, du point de vue géologique et paléontologique, de posséder plusieurs témoins essentiels pour la reconstitution de l'histoire crétacée du Bassin de Paris. Le Crétacé de cette région a ainsi cristallisé l’attention de nombre de géologues, paléontologues et stratigraphes, du fait de sa richesse géologique et paléontologique. Le faciès de la craie (du latin creta) est si caractéristique des terrains crétacés que Omalius d'Halloy, en 1822, a donné son nom au système tout entier. Cette craie blanche, zébrée de lits de silex, qui fait la célébrité des falaises littorales du pays de Caux, présente une homogénéité apparente trompeuse. Les falaises littorales du Pays de Caux exposent ainsi des coupes dans la craie.

Dès la préhistoire, l'Homme se sert de la pierre. La pierre-outil, la pierre-abri, la pierre-matière première puis source d'énergie : nul doute que la géologie a retenti sur le comportement de l'Homme et façonné ses civilisations. Mais la manifestation la plus noble de l'utilisation de la pierre est sans conteste la construction de monuments, qui reflètent à la fois le génie des architectes et des artistes, et la capacité de l'artisan à choisir puis à extraire et façonner le matériau mieux adapté à son œuvre.

Avec 120.000 km2 de superficie, les dépôts crayeux du Crétacé supérieur du bassin de Paris, constituent la plus grande unité carbonatée d'Europe occidentale.  La distinction entre milieu naturel et artificiel n'est pas toujours clairement exprimée, alors que les établissements anthropiques souterrains se multiplient.

portrait JT

Jérôme Tabouelle, docteur en Géologie, est attaché de conservation et responsable des collections de Sciences de la Vie et de la Terre du Muséum d’Elbeuf (76). Il a obtenu son doctorat au Musée national d’Histoire naturelle (MNHN) avec une thèse sur « Le patrimoine géologique normand : nature, protection, promotion ».

Membre du  Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de Haute-Normandie, Coordinateur de la Commission Régionale  du Patrimoine Géologique haut-normand, Président de la Fédération Française des Sociétés des Sciences Naturelles, Jérôme Tabouelle est également Secrétaire de la Société d’Etudes des Sciences Naturelles d’Elbeuf et vice Président de la Fédération Française des Amateurs de Minéralogie et de Paléontologie.

 


20h : Réunion mensuelle avec un exposé de Michel Moreau sur : André Vayson de Pradenne : « Les fraudes en archéologie préhistorique » et Glozel

Le 14/06/2014

Salle Bagot (au bout de la rue Comtesse de Béarn)

Soirée réservée aux adhérents et invités spéciaux :

  • 1ère partie : Vie de l`association, échos scientifiques
  • 2e  partie :   Exposé de exposé de Michel Moreau sur :  
    André Vayson de Pradenne : «Les fraudes en archéologie préhistorique»  et  Glozel
  • 3e  partie :   Identification de vos trouvailles

Michel Moreau, adhérent de l’APVSM, présentera l’œuvre principale d’André Vayson de Pradenne (1888-1939), «Les fraudes en archéologie préhistorique» (1932). Cette œuvre étudie un ensemble de fraudes en l’analysant. L’auteur prend ses exemples dans la Préhistoire, l’archéologie et également la paléontologie, depuis le premier quart du XVIIIe jusqu’à son époque.

Paradoxalement, cet ouvrage ne mentionne pas le