Association Paléontologique
de Villers-sur-Mer
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Activités - Best of 2018

18h : Conférence publique de Martine Watrelot (ENS de l’Université de Lyon 2) : «George Sand et la Côte Fleurie» au Cinéma du Casino de Villers-sur-Mer

Le 25/08/2018
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Résumé. George Sand est connue pour être berrichonne avant tout. Pourtant, si la célèbre romancière fut extrêmement attachée à son terroir, elle a été aussi une infatigable voyageuse. Des titres comme Les Lettres d’un voyageur, Les nouvelles lettres d’un voyageur, Journal d’un voyageur pendant la guerre etc. sont révélateurs du lien qu’elle noue entre écriture et voyage, comme de ce regard aigu porté sur des espaces divers dont elle rend compte à des correspondants fictifs ou bien réels.

 

C’est surtout sous le Second Empire que Sand séjourne en Normandie (Rouen, Etretat, Croisset…), et c’est entre 1868 et 1872 qu’elle visite la Côte fleurie. Toujours attentive aux questions sociales, environnementales, ses pérégrinations sont l’occasion de satisfaire sa grande curiosité intellectuelle, ses centres d’intérêt très diversifié favorisant des rencontres originales.

 

Par une lecture de la Correspondance et de quelques-uns des textes relatifs à la région de Villers-sur-mer, ou plus largement au littoral normand, cette conférence se propose d’emboîter le pas à la romancière pour une promenade en bord de mer, offrant l’occasion de croiser quelques figures locales.

 

 

 

 

 

 

Martine Watrelot est chercheuse en littérature française du XIXe siècle  et en sciences de l'Education. Elle est administratrice de l'association « Les amis de George Sand ».
 

Elle est membre associé à l’Institut d’Histoire des représentations et des modernités (ENS-CNRS Lyon). Ses récents travaux portent sur « George Sand et les sciences de la Vie et de la Terre ».

 

 


18h : Conférence publique de Patrick De Wever (Professeur au Muséum national d`Histoire naturelle, Paris) :

Le 04/08/2018

 

 

Temps de la Terre et temps de l'Homme

Conférence de Patrick DE WEVER

Professeur au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN, Paris)


Samedi 4 août 2018 à 18h au Cinéma du Casino de Villers-sur-Mer


Résumé : La notion de temps est difficile à définir, tant elle relève d'approches différentes. Le temps de l'histoire est celui qui intéresse plus particulièrement celui du géologue. La stratigraphie est le livre de l'histoire de la Terre. Ce livre est lu depuis longtemps, particulièrement en France et en Europe occidentale, chaque lecteur essayant d'en améliorer la compréhension générale. Dans le fil des améliorations successives, un saut significatif fut la découverte du temps long. Cette notion de temps long fut difficile à s'imposer et eut des implications en géologie, certes, mais aussi en biologie, en philosophie etc. Envisager les différentes approches successives offre en outre la possibilité de porter un regard sur une attitude de l'Homme face à certaines questions ou affirmations purement scientifiques. Cette attitude garde toute son actualité : le scientifique est d'abord un Homme, il est donc sensible à la société de son temps, il a tendance à adopter des conduites analogues, sans qu'il en soit réellement conscient. Le conférencier commencera par situer le problème de l'acception du temps dans une perspective historique et culturelle. Il traitera ensuite de la démarche qui a amené à connaître l'âge de la Terre et ses incidences sur d'autres domaines.

Patrick De Wever est Professeur au Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN).
Géologue, il s'est consacré à l'étude des Radiolaires (microplancton siliceux) lors d'un séjour en Californie. Chercheur au CNRS pendant près de 20 ans et très spécialisé, il a ensuite rejoint le MNHN comme Professeur pour prendre la direction du laboratoire de Géologie. Il a été président de la Société géologique de France.
Il s'intéresse aux relations entre la biosphère et la géosphère et est aujourd'hui investi dans la diffusion des connaissances et la sauvegarde du patrimoine géologique au niveau national et international. Auteur de nombreuses publications, il est aussi très présent dans les médias.
Parmi ses nombreuses distinctions nationales et internationales, les deux plus récentes sont : Grand Prix de l'Académie des Sciences en 2013 et Grand Prix littéraire de l'Académie Française en 2016, pour le livre «Biodiversité de crise en crise».

 

 


Conférence grand public de Pierre Savaton : Arcisse de Caumont - un pionnier de la cartographie géologique, au Cinéma du Casino de Villers-sur-Mer

Le 07/07/2018

 

 

Arcisse de Caumont (1801-1873) est connu comme le fondateur de plusieurs sociétés savantes locales et nationales (la Société linnéenne de Normandie, la Société des antiquaires de Normandie, la Société française d'archéologie etc.), comme l'organisateur des Congrès scientifiques de France, comme historien et archéologue, mais beaucoup moins comme géologue. Il est pourtant l'un des premiers auteurs de cartes géologiques détaillées. Avant même que ne soit publiée la carte géologique de France à l'échelle du 1/500 000 (1842), des ingénieurs des mines, mais aussi des érudits locaux tel de Caumont, ont entrepris de reporter sur une carte géographique des informations relatives à la nature et à l'âge des roches. Ils ont entrepris la reconstitution de l'histoire de la Terre à partir des archives que constituent les roches.

 

 

 

Le conférencier décrit l'émergence au début du XIXe siècle d'une nouvelle science, la géologie, fille des  théories de la Terre et de la minéralogie, mais aussi de l'étude des fossiles, et portée par la volonté de décrire physiquement la diversité et la disposition des richesses minérales.

 

Les premières cartes minéralogiques établies à partir du milieu du XVIIIe siècle cherchent seulement à indiquer sur une carte géographique la diversité des mines et carrières: elles cherchent à faire l'inventaire des ressources utiles. Les cartes géognostiques qui leur succéderont rapidement visent un autre but: reconstituer la pile chronologique des terrains déposés depuis l'origine de la Terre. Elles s'inscrivent dans un modèle d'évolution de la surface de la Terre où toutes les roches sont issues de dépôts marins.

 

Les premières cartes géologiques publiées au début du XIXe siècle entendent produire un discours sur l'histoire de cette surface du globe en s'appuyant non seulement sur la disposition des couches mais aussi sur leurs origines et sur leurs âges en s'appuyant pour cela sur les fossiles.

 

 

L’ensemble de la présentation PowerPoint figure sur ce site >Conférences


23 juin 2018 : « La Faille de Villers sur mer : Son incidence sur le paysage de la vallée de la Touques entre Pont l’Evêque et Deauville ». Excursion dans la Vallée de la Touques, guidée par Bernard Pierson

Le 23/06/2018

23 juin 2018 : « La Faille de Villers sur mer : Son incidence sur le paysage de la vallée de la Touques entre Pont l’Evêque et Deauville ». Excursion dans la Vallée de la Touques, guidée par Bernard Pierson

 

Retrouvez la sortie au format PDF


18h30 : Réunion mensuelle avec un exposé de Me Frédérique Ferrand sur « Les fouilles et le Droit »

Le 26/05/2018

Résumé de l’exposé

La réglementation s’attache à différencier les « fouilles » pouvant avoir pour objet de mettre à jour des vestiges archéologiques, et celles menées par des paléontologues.

De longue date, le droit s’est attaché à régir les recherches archéologiques et autres « découvertes fortuites », en organisant une forte protection relevant, à ce jour et essentiellement, du code du patrimoine.

Les fossiles, et autres découvertes paléontologiques, ont, dans ce cadre, longtemps fait figure de « parent pauvre » dès lors que ne trouvaient (et trouvent encore) à s’appliquer que les principes généraux du code civil relatifs au droit de propriété, à la découverte de « trésors » ou encore à la qualification de biens meubles et immeubles. Les droits et obligations du paléontologue restent fondés sur ces principes, dès lors que les fouilles et découvertes s’effectuent en dehors d’une zone protégée.

Car, la protection du patrimoine géologique et des gisements de fossiles avait déjà (pourtant) été prise en compte dès la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature, laquelle permettait le classement en réserves naturelles des gisements de minéraux et de fossiles. Sur ce fondement, ont pu être créés quelques Réserves Naturelles Nationales, bénéficiant d’un périmètre de protection, et assorties d’une réglementation stricte destinée à assurer la conservation du patrimoine géologique.

Cela s’est toutefois avéré, dans les faits, insuffisant, et il a fallu attendre la loi du 27 février 2002 pour que soit enfin reconnue l’existence d’un patrimoine géologique, entrainant la création de l’Inventaire National du Patrimoine Géologique (INPG). Un nouveau pas est franchi avec le Grenelle de l’Environnement, et la définition de la Stratégie Nationale de Création des Aires Protégées (SCAP). Mais surtout, l’introduction dans le code de l’environnement de dispositions propres à assurer la protection des sites d’intérêt géologique.

 

 

 

 

 

 

 

Frédérique Ferrand

 

Avocat au Barreau de Paris Spécialiste du droit de l’environnement

Docteur en droit

 


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