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Nous avons choisi pour vous - Les mystères et la magie du monde perdu des dinosaures exposés à Los Angeles

Les mystères et la magie du monde perdu des dinosaures exposés à Los Angeles

Article publié par AFP/Actu-Orange, le 08/07/2011

Les dinosaures, très populaires auprès du grand public, restent pourtant des animaux mal connus des scientifiques, et les mystères entourant leur règne sur Terre sont au centre de la nouvelle galerie que leur dédie le Muséum d'histoire naturelle de Los Angeles. 

L'institution californienne ouvrira au grand public les 1 300 mètres carrés de sa nouvelle « Galerie des Dinosaures » le 16 juillet, étape importante dans la restauration et la refondation du Muséum, qui fêtera son centenaire en 2013.

Quelque 300 fossiles et 20 squelettes - monumentaux pour la plupart - sont présentés au visiteur, au long d'un parcours original construit autour des grandes questions que se posent les scientifiques sur les dinosaures : que mangeaient-ils, comment se reproduisaient-ils, comment ont-il disparu, etc.

« Nous avons mis l'accent sur “Que savons-nous? ” et “ Comment le savons-nous ?” », explique à l'AFP Luis Chiappe, conservateur en chef de la galerie et directeur de l'Institut des Dinosaures du Muséum.

Les fossiles et spécimens présentés font office « d'indices permettant au visiteur ou au chercheur de répondre à ces questions », dit-il.

Parfois les réponses sont  très claires, parfois non. « C'est ainsi, c'est la nature même de la science », ajoute-t-il. « On connaît beaucoup de choses sur les dinosaures, mais nous en ignorons tout autant. »

« Il faut sensibiliser les gens à cela, car quand on allume la télévision et qu'on regarde certains documentaires sur les dinosaures, ils laissent penser que l'on sait tout, et ce n'est pas le cas. Il nous reste beaucoup de choses à découvrir », assure-t-il.

La galerie compte plusieurs spécimens exceptionnels, parmi lesquels un groupe de trois Tyrannosaurus rex -- l'un des dinosaures les plus redoutables, popularisé par Jurassic Park de Steven Spielberg -- à trois âges différents.

Le plus jeune spécimen connu au monde, âgé de deux ans -- essentiellement une reconstitution, car on n'a retrouvé qu'une partie de son crâne -- côtoie un T. rex de 13 ans, ainsi que le célèbre « Thomas », l'un des squelettes de T. rex les plus complets au monde, mis au jour dans le Montana (nord-ouest) par l'Institut des Dinosaures du Muséum, entre 2003 et 2005.

« Nous vivons une époque incroyablement dynamique pour l'étude des dinosaures », affirme M. Chiappe. « Non seulement nous trouvons des spécimens spectaculaires dans beaucoup d'endroits -- essentiellement en Chine, ces dix dernières années --, mais nous profitons aussi des nouvelles technologies qui nous permettent d'en apprendre beaucoup plus sur les dinosaures. »

Sont également exposés des très beaux squelettes de Tricératops, de Stégosaure et de Carnotaure -- un redoutable carnivore qui n'a été trouvé qu'en Argentine -- ainsi qu'une série d'animaux marins qui hantaient les océans recouvrant la Californie il y a des millions d'années, comme le Morenosaure.

A côté des géants, la galerie fait aussi une place aux petits dinosaures, tel le Fruitadens haagarorum, une sorte de mini T. rex omnivore et beaucoup plus placide, à peine plus gros qu'un chat. Trouvés dans le Colorado au début des années 1970, les spécimens du Muséum de Los Angeles sont les seuls connus.

Mais comment expliquer la fascination inépuisable de l'homme pour les dinosaures? « Leur taille, leur aspect étrange, le fait qu'ils vivaient au même endroit que nous il y a des millions d'années », avance M. Chiappe. Mais aussi « le fait que ce ne sont pas des animaux créés par notre imagination. Ils sont bien réels, même si leur apparence les rend presque magiques ».

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Photo :  © Robyn Beck, AFP - Luis Chiappe, conservateur en chef de la galerie et directeur de l'Institut des Dinosaures du Muséum, lors d'une visite pour la presse, le 7 juillet 2011 au Muséum d'histoire naturelle de Los Angeles.