
Yann SAMSON, a commencé à s’intéresser à la paléontologie très jeune. Dans les années 80 et 90, il se passionne pour les mollusques de l’Éocène du Bassin de Paris. Pour pouvoir devenir paléontologue professionnel, il se reconvertit dans la micropaléontologie du Jurassique de Normandie. Il publie son premier article sur les foraminifères planctoniques de Villers sur-Mer, puis sur ceux de Luc-sur-Mer et Saint-Aubin-sur-Mer. Il travaille ensuite sur les foraminifères du Kimméridgien de Normandie, d’Allemagne et du Portugal. Devenu Docteur en micropaléontologie et géochimie sédimentaire, il travaille ensuite comme géologue en France, au Portugal, en Allemagne, en Chine, au Mexique…sur forage, puis comme responsable d’une équipe de géologues sur forages et pour finir, géologue responsable d’un projet de construction et de mise en activité d’une carothèque…
Résumé : Dans une réunion de géologues et de paléontologues, lorsqu’on parle de Jurassique, moyen et supérieur (Dogger, Malm), de la Baie de Seine et plus précisément de Villers-sur-Mer, beaucoup de monde pense aux fossiles d’ammonites, de gastropodes, de bivalves, de brachiopodes, d’oursins, de crocodiles, de dinosaures… Pourtant, ils ne sont pas si abondants que ça. La preuve : qui a déjà découvert un os de dinosaure ; qui plus est, un dinosaure entier ? Dans le fossile, comme dans l’actuel, les macro-fossiles sont beaucoup plus rares et moins diversifiés que les microfossiles. En effet, il faut plusieurs jours ou mois pour trouver un os fossile et plusieurs années ou décennies pour trouver un squelette presqu’entier. Au contraire, il ne faut que quelques minutes pour récolter plusieurs centaines de milliers voire plusieurs millions de foraminifères (un des nombreux groupes de micro-organismes) représentés par 100 à 150 espèces. Cette abondance et cette diversité permettent de pouvoir reconstituer les environnements dans lesquels ces organismes ont vécu et leurs variations dans l’espace et le temps.